Kovalski, la belle endormie, et la Sorcière

September 7, 2017

 

 

Une petite relecture de la première planche s’impose, donc. Umberto Eco, dans le Pendule de Foucault, définit l’un de ses personnages clef en lui faisant dire « m’amuser ? C’est ce que je sais faire de mieux ! ». Sans vouloir m’approprier cette réplique, et sans vouloir avoir la prétention d’être un personnage de roman (écrit par Umberto Eco, de surcroît), je dois avouer que j’aime beaucoup m’amuser, et quelque fois, je me demande si au final ce n’est pas la chose que je sais faire le mieux !

 

Bref... Quitte à se lancer dans la création d’une histoire, et surtout, dans la réalisation d’une bande dessinée, autant s’amuser un minimum, sinon, on risque la grosse déprime. Comme je l’ai raconté précédemment,  Hot Space est un vibrant hommage à une foule de choses, issues des années 80 qui ont si violemment impacté des idéaux des années 70, et qui ont bercé mon imaginaire.


Il fallait commencé par un début, et si en matière de science Fiction, il est toujours bon de partir de l’élément qui a sublimé le genre, à savoir Star Wars, il était important à mes yeux de glisser aussi un hommage à ce que l’on peut aujourd’hui considéré comme étant la première victime de l’ogre né de l’imagination de Georges Lucas.

 

 

La plus grosse victime de Star Wars, cinématographiquement parlant, est sans doute « Sorcerer ». Film de William Friedkin, sorti en 1977, et titré en France par « Le Convoi de la Peur », était un très brillant remake du « Salaire de la Peur ». Ce film, tourné avec l’approbation et la bénédiction de Henri-Georges Clouzot ; réalisateur du film original, est sans doute le film maudit de Friedkin. Les conditions de tournages étaient apocalyptiques, donnant un résultat à l’écran sublime, offrant un aspect « road movie déchu» au spectateur, et le tout balayé et enterré dans l’oubli par la déferlante Star Wars qui sortit dans les salles une semaine avant « Sorcerer ».

 

 

Si la navette baptisée, pour la circonstance « Sorcerer » transporte le personnage principal d’Hot Space, à savoir Nohraïa Kovalski. Cela ne signifie pas que l’héroïne est une sorcière (quoique). L’idée est ailleurs. L’idée est dans le thème du « road movie ». Toujours par rapport au cinéma de genre, on considère que le premier « Road Movie » qui soit devenu culte, au point d’instaurer un véritable genre à part entière fut le film « Vanishing Point », réalisé par Richard C. Sarafian, sorti en 1971, et titré en français « Point Limite Zéro ». Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que le personnage principal du film  se nomme « Kowalski ». Mais pour l’adaptation en VF, lorsque l’on demande à un shériff d’épeler le nom, et lorsque je l’ai écouté pour la première fois, le « W» du nom est remplacé par un « V ». J’ai donc choisi d’exploiter tant ce souvenir que cet exotisme pour donner un nom de famille à Nohraïa.  

  

Il reste le dernier élément qui donne le ton. Hot Space est une bande dessinée dont la direction artistique est très inspirée par celle qui régit la science fiction des années 80, et il était plus que logique de reprendre l’idée de commencer le récit comme débute celui de « Aliens », de James Cameron (1986). Ca commence donc pareil. Une belle endormie... Et le même message d’alerte qui va réveiller toute l’histoire : « Proximity Alert ».  

 

 

 

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